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 livres et films...

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Le Poulpe
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MessageSujet: livres et films...   Ven 15 Déc - 12:59

Bien que commençant quelques 60 / 70 ans après l’époque choisie pour le jeu, je ne peux que recommander à ceux qui ne les connaissent pas encore, ces deux superbes séries de romans.

De C.S. Forrester, (décédé en 1966) la série écrite de 1937 à 1958, avec son héros le capitaine Horatio Hornblower, officier de marine Anglais de sa très royale majesté.
Série très précise, héros particulièrement attachant car étant à l’opposé des canons traditionnels dans ce genre de romans.
Les lecteurs, non familiers des choses maritimes de cette époque, en ressortiront avec un savoir bien étoffé et une impression de voyage réellement ressentie.
J’ai apprécié cette série, que je connais depuis fort longtemps.
Il y eut une adaptation cinématographique en 1951 par Raoul Walsh, sous le titre « capitaine sans peur ». Film ou Gregory Peck campe un Hornblower d’une fidélité rare aux romans.
Film qui n’a pas à rougir des actuelles productions, bien au contraire, le charme qui s’en dégage est unique en son genre
Pour l’anecdote, C.S Forrester écrivit également un roman qui devint encore plus célèbre lorsqu’ Humphrey Bogart prit le rôle du héros livresque, dans le film…African queen.

Alexander Kent, de son vrai nom Douglas Reeman, né en 1924, continue d’écrire la série où son héros le capitaine Jack Bolitho, officie dans les mêmes circonstances que le héros de C.S Forrester. On dit d’ailleurs de Kent qu’il est le nouveau Forrester. Avec son style plus rapide, cette série se dévore pour les mêmes raisons que celle de Forrester.
Notons que Douglas Reeman fut réellement navigant sur un navire Anglais pendant la deuxième guerre mondiale, et qu’il écrivit d’ailleurs quelques romans de cette période, sous son vrai nom.
J’apprécie également cette série de romans.

Hors les films de Pirates-en-tout-genre, que je ne reporterai pas ici par manque de place (!), le film de Peter Weir « Captain and commander » de 2003, adapté d'un roman de patrick O'Brian, reste à mes yeux, LE film sur le sujet, même si l'action se déroule en 1805.
Je ne peux que le recommander chaudement, surtout qu’il est de plus, d’excellente qualité technique.
Evasion absolument garantie à sa vision ! Wink
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Le Poulpe
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MessageSujet: Livres, suite...   Lun 29 Oct - 22:14

S'il se trouve plus avant des personnes ayant pour désir de mieux connaître ce que fut la marine Française hors et pendant la période qui nous occupe, je ne peux que recommander ces auteurs...
(J'essaierai de compléter la liste au fur et à mesure.)

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Jean Randier....

Qui ne connait pas Jean Randier ?

Capitaine au long cours, Jean Randier est décédé à Saint-Aulaye (Dordogne), à l’âge de 77 ans.

Tout amateur de grands voiliers en France doit beaucoup à Jean Randier, notamment grâce à des livres de référence comme Grands voiliers français, 1880-1930 et Hommes et navires au Cap Horn. Il s’est également essayé au roman maritime avec La Belle Lucette (Gallimard) et Les mutins de l’Atalante (Gallimard jeunesse). Il nous laisse aussi une histoire de La Royale, une Histoire de la Marine Marchande française, et de beaux livres sur les Antiquités et les Instruments de marine.
Membre de l’Académie de Marine, Croix de guerre avec citation, chevalier de la Légion d’honneur, Jean Randier fut le premier commandant du Belem. Il accepta la délicate mission d’en piloter le chantier de restauration. Seul un homme de son envergure, à la foi marin et spécialiste des grands voiliers, pouvait mener à bien la remise en fonction du gréement de trois-mâts barque et refaire naviguer ce monument historique. Le Belem doit énormément à l’enthousiasme, à la passion et au savoir du commandant Randier.

Historien maritime, capitaine au long cours, membre de l'Académie de Marine, Jean Randier est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés au sauvetage du patrimoine maritime dont plusieurs ont reçu des prix prestigieux.
Il est une des autorités reconnues en matière de grands voiliers de long-cours et de technique de la marine à voiles carrées. On lui doit en particulier la renaissance du Belem dont il fut le premier commandant après sa remise à la mer.


Un livre superbe : (re-édité, paru d'origine en 3 volumes.)

La Royale
L’Histoire illustrée de la Marine française

Nombre de pages : 889
Publication : octobre 2006

Depuis le règne des Capétiens, la marine est une pièce essentielle sur l’échiquier de la puissance française, mais n’a jamais représenté, comme en Angleterre, la puissance même du pays. A l’aube du XIIIe siècle, la France se vit en effet prisonnière d’un fâcheux dilemme : elle détenait certes l’incomparable avantage de border deux mers et un océan, mais l’étendue de ses frontières maritimes requerrait un choix douloureux, l’Atlantique étant aussi vorace que la Méditerranée. Mal gouvernée, la France risquait bien de négliger la mer pour la terre et inversement. Si elle n’avait soin d’être forte sur mer, elle s’abandonnait à la convoitise d’une puissance rivale. Si elle désirait y régner, la même puissance prenait ombrage de son élévation et c’était une nouvelle pomme de discorde. Le sentiment que le sort de la nation se jouait sur le continent éclipsa ainsi longtemps les besoins de la marine, dont l’histoire ressemble à une étonnante succession de désastres et de glorieux sursauts brillamment esquissés par la plume enjouée et minutieuse de feu Jean Randier.

Ce ne fut qu’en 1203 que le domaine royal s’agrandit de rivages maritimes, grâce à l’heureuse confiscation de la Normandie, suivie de la conquête du Poitou, de l’Aunis, de la Saintonge et du duché de Narbonne. Il fallut hélas plus de quatre siècles, entre les premières confrontations navales du règne de Philippe Auguste, et l’apparition d’une marine « royale » sous les auspices de Richelieu, pour que la mer devînt enfin une carte maîtresse dans la stratégie française. Une flotte digne de ce nom avait cruellement fait défaut lors de la guerre de Cent ans. Puis, au XVIe, François Ier avait même dû solliciter le concours des Génois et des Turcs contre troupes de Charles Quint. L’honneur revint donc au Cardinal-ministre de doter le pays et de mener une politique navale audacieuse. Son œuvre préfigura le bel instrument maritime que Colbert mit à la disposition de Louis XIV. Quand Jean Randier brosse le tableau de la marine du Roi Soleil, aucun élément n’échappe à son œil perçant, de la guerre contre la Hollande au crépuscule de la Hougue, en passant par la guerre de course et l’éclosion d’un vaste empire colonial. L’avènement de la Régence acheva de précipiter le déclin de la Royale, que seuls les patients efforts de Choiseul et du jeune Louis XVI parvinrent à juguler. La guerre d’Amérique fut ensuite un affreux camouflet pour l’Angleterre, mais la France ne sut en profiter vraiment. L’historien n’est point dupe des succès éphémères, car souvent le Capitole précède la roche Tarpéienne : un souffle révolutionnaire parcourut la France, et sa marine sombra. La Grande Bretagne put ainsi régner sans partage sur les océans pendant un siècle.

Au lendemain de l’épopée impériale, la monarchie restaurée permit à la Royale de renaître lentement de ses cendres. Jean Randier nous accompagne alors dans toutes les campagnes navales du XIXe : l’expédition d’Algérie, la guerre de Crimée, « l’illusion mexicaine » de Napoléon III et les aventures coloniales de la IIIe République n’ont point de secret pour lui. Mais l’histoire de la marine ne saurait être contenue dans un long cortège de faits d’armes retentissants ou honteux. Par-delà les affrontements et les exploits des navigateurs illustres, l’historien dévoile la vie quotidienne du marin, faite de « grandeurs et de misères », d’espoirs et d’amères déceptions, d’honneurs et de châtiments. C’est probablement la plus riche partie de l’ouvrage, le moment où transparaît la passion d’un ancien officier de la marine marchande pour son inépuisable sujet. En guise d’hommage à sa mémoire, les éditions Maîtres du Vent ont réuni en un volume de prestige les différents tomes de La Royale, l’une des rares histoires de la marine française des origines à nos jours, naguère publiée sous forme d’un triptyque (La Vergue et le sabord, L’Eperon et la cuirasse, La Torpille et le missile). Ce magnifique témoignage, orné d’une précieuse encyclopédie miniature, d’innombrables illustrations et d’un panorama complet de la flotte tricolore à l’heure du Charles de Gaulle, mérite naturellement d'être cité ici.

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Michel Vergé-Franceschi

Historien, spécialiste d'histoire maritime (XVe-XVIIIe siècle)
Michel Vergé-Franceschi, né à Toulon en 1951, a fait sa thèse d'histoire sur Les Officiers généraux de la marine royale. Il a dirigé le laboratoire d'histoire maritime du CRRS-Paris IV-Sorbonne-Musée de la marine. Il est aujourd'hui professeur à l'université de Savoie et président de la Société française d'histoire maritime.

Parmi ses publications :

Dictionnaire d'histoire maritime (Robert Laffont, 2002)

Toulon port royal - 1481-1789 (Tallandier, 2002)

Chronique maritime de la France d'Ancien Régime (1492-1792) (SEDES, 1998)

La Mer (P. Lebaud, 1997) : En quatre chapitres thématiques, parsemés de citations en vers et en prose, ce petit livre élégant célèbre la matrice primordiale comme un des grands mythes de la création. La mer entre Dieu et l'homme. Le domaine des dieux et des déesses. Le domaine des monstres et des superstitions. La peur et l'aventure

Histoire de Corse (Le Félin. 1996)

Henri le Navigateur (Le Félin, 1994)

Abraham Duquesne (France-Empire, 1992)

Marine et éducation sous l'Ancien Régime (CRNS-éditions, 1991)

Guerre et commerce en Méditerranée : IX-XXe siècles (Veyrier, 1991)

Mémoires du marquis de Villette-Mursay (Tallandier, 1991)

Les Officiers généraux de la marine royale (Librairie de l'Inde, 1990) : la thèse d'État de l'auteur.

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Pierre Duquesne



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MessageSujet: Quelques livres de plus   Jeu 3 Jan - 11:24

A mon avis le récit authentique le témoignage direct d'un corsaire des Antilles c'est ce livre : les aventures de Louis Adhémar Le Golif dit «Borgne-fesse»
Lors d'un bombardement pendant la seconde guerre on a retrouvé une caisse avec les mémoires de ce corsaire qui avait été oubliée dans une cave et murée. Ca restitue bien la mentalité, la façon de penser d'un aventurier à cette époque.


Dans le même genre que Hornblower il y a la saga du capitaine Jack Aubrey avec une quinzaine de livres écrits par Patrick O'Brian. Ca donne une bonne idée de la vie sur les bateaux de la marine royale anglaise à l'époque de Napoléon.
Patrick O'Brian pour écrire ses livres a fait beaucoup de recherches sur les livres de bord des bateaux de l'époque, sur les rapports fait à l'amirauté et il en a découpé des petits morceaux parfaitement historiques mais remis dans la sauce de ses romans. S'échouer sur un banc de sable avec une frégate dans un estuaire sud américain à cause d'un pilote ivre ça ne s'invente pas, c'est du vécu. Mouiller les voiles pour aller plus vite, jeter les canons pour alléger le bateau et essayer de se sauver... Bref j'ai dégusté tous les détails.

J'ai beaucoup aimé Hornblower et Jacques Aubrey pour la dimension humaine qui est aussi pris en compte.

Dans un autre genre pour changer un peu je vous conseille celui là :

La croisière du Cachalot" est le récit autobiographique d'un marin anglais, Frank Bullen, embarqué en 1875 sur un baleinier de New Bedford (Massachusetts), ...
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Kerfidech



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MessageSujet: Re: livres et films...   Sam 15 Mar - 19:59

Petite précision en ce qui concerne Jack Aubrey, le héros de O'Brian n'est autre que celui du film "Master & Comander" cité par Le Poulpe (voir ci-dessus) et incarné par Russel Crow. Peter Weir n'a pris qu'une infîme partie des 20 romans que compte cette saga magistrale pour faire son film. Je vous recommande les bonus du DVD qui vous emmeneront tout droit sur le chantier de construction d'une des deux frégates du film.
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Charles Deluxe II



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MessageSujet: Re: livres et films...   Sam 15 Mar - 21:17

Oui alors en parlant de Jack La Chance, son navire, le HMS Surprise est en faite une prise, ce navire etait une corvette francaise, nommée "L'unité" et fut construite la ou j'habite actuellement, au Havre donc...

A la base un navire de 24 x 8lb et 8 x 4lb, les anglais en le rebaptisant le considere navire de 6 eme rang et rajoute 4 canons.
Le navire filmé etait le HMS Rose a la base, une replique, si mes souvenirs sont bons, il est depuis 2004 au dans un musée sous le nom de HMS Surprise.

Patrick O'Brian a choisi ce navire pour illustrer Jack dans ses nouvelles.
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Le Poulpe
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MessageSujet: Re: livres et films...   Sam 15 Mar - 23:11

Celle du film, aux états-unis.
Musée maritime de San Diego.

_________________
Hormis la défaite, rien n'est plus terrible que la gloire. (Pierre Schoendoerffer)
_________________
Coelum, non animum mutant qui trans mare, mare currunt. Courir au-delà des mers, c'est changer de climat, mais non changer de coeur (HORACE, liv. I, épit. XI, v. 27)
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MessageSujet: Re: livres et films...   Aujourd'hui à 14:50

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