La Taverne de Sma et Cherad
 
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 Récit

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Ingo Mc Faydyen



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Date d'inscription : 16/02/2008

MessageSujet: Re: Récit   Ven 28 Mar - 22:03

Partie 7 : Le voyage

Le frère Iain Mc Dermott partit donc du monastère, au début de l'après-midi. Il se rendit à St Malo pour prendre un navire en direction de l'Angleterre.
Ce navire était Le Malouin IV appartenant au vieux capitaine qu'Ingo avait réparé il y a quelques semaines de celà.

- Frère Iain, vous ne comptez pas me tirer encore les oreilles, dit il en riant.
- Non mon ami, du moins pas cette fois ! rétorqua le moine.
- Vous êtes seul ?
- Oui, affaire personnelle !
- Comme tout les mois. Comment va le jeune Ingo ?
- Bien, je vous remercie. Il m'a parlé de votre rencontre d'ailleurs.
- Il a fait de l'excellent travail ce petit. Ca m'aurait coûté une fortune avec le charpentier et pour une qualité moindre en plus.
- Le connaissant, ça ne pourra que lui faire plaisir de le savoir.
- J'espère bien le lui dire, encore faudrait il que vous le laissiez respirer !
- Hmmm !
- Enfin vous avez vos raisons mais laissez moi vous dire que vous ne lui rendez pas service.
- Comment ça ?
- Pardonnez moi cette remarque, mais les gens commencent à s'interroger sur cet enfant. Il serait bon de leur donner un os à ronger !
- Remarque pertinente et non dénuée de bon sens, merci de l'avoir fait.
- Si vous voulez un coup de main, rien ne vaut les quais du port pour alimenter les rumeurs. Allez on lève l'ancre, inutile de faire attendre vos affaires.


La traversée pour la perfide albion se déroula sans soucis par un temps agréable et un vent constant. Le navire arriva à Plymouth par un temps qui était passé du soleil à une pluie constante et fine.
Arrivé sur les quais de Plymouth, le capitaine descendît du bateau avec le frère Iain pendant que ces hommes commencaient à vider les cales.

- FRERE IAIN, entendirent les deux hommes.
- Capitaine Hangill, dit le frère
- Vous connaissez cet homme ? , demanda le vieux marin
- Frère Iain, ça fait plaisir de vous voir depuis toute ces années, dit Philipp.
- A moi aussi mon fils ! comment allez vous Philipp ?
- Pour le mieux, je reviens d'Inde à l'instant. Je suis convoqué à Londres au bureau de l'amirauté.
- Bien dans ce cas nous ferons la route ensemble. Permettait moi de vous présenter le Capitaine du Malouin IV !
- Capitaine Philipp Hangill, ravît de faire votre connaissance !
- Moi de même mon gars, un ami de ce vieux moine tyran est toujours un ami.
- Tyran ? s'étonna Philipp
- Oui, mon fils ! Ce vieux capitaine en a assez de se faire tirer les oreilles. Et ne lui demandez jamais son nom, vous resteriez sur votre faim.
- Je vois, quand partez vous frère Iain ?
- Dès que vous serez prêt, mon fils.


Après avoir été chercher son ordre de mission, Philipp Hangill rejoignit le frère Iain qui l'attendait.

- Vous auriez pû m'attendre à l'abri de la pluie, dit Philipp.
- Et prendre le risque d'avoir de mauvaises montures ! Surement pas !
- Allons y ! En route pour Londres.


Les deux hommes chevauchèrent côte à côte, avec les mêmes discussions passionnées qu'ils avaient il y a 5 ans. Philipp s'encquérit des nouvelles du jeune Ingo.

- Il va bien, il progresse bien aussi dans tout les domaines que nous pouvons lui apprendre en tant que moines.
- Ce sont de bonnes nouvelles ! Et en Ecosse, comment celà se passe t'il ?
- Toujours pareil ! Les manoeuvres de William Mc Faydyen n'ont pas cessé depuis l'enterrement de ma soeur.
- Il n'a rien découvert au sujet du garçon ?
- Semble t'il non ! Mais j'aurais besoin de votre avis sur un point que le vieux forban qui m'a emmené à soulevé !
- Si je puis vous aider, n'hésitez pas à demander !
- Voyez vous, il estime que nous protégeons trop Ingo en le restreignant dans sa liberté de mouvement. Pensez vous qu'il est raison ?
- Je penses qu'empêcher un jeune homme de faire des choses ne peut que lui donner envie de faire ces choses. De plus, les gens fréquentant le monastère doivent se poser des questions. Et les rumeurs circulent très vite, surtout dans un port tel que St Malo.
- Oui sans doute, en tout cas merci de votre réponse si précise.


Philipp avait dit pratiquement mot pour mot ce que le vieux capitaine avait soulevé auprès du frère Iain. Les deux hommes continuèrent à en discuter pendant le voyage jusqu'à Londres, où ils finirent par arriver quelques jours plus tard.

- C'est ici que nos routes se séparent encore, dit le moine
- il m'a été agréable de pouvoir encore voyager avec vous frère Iain. Vous allez voir votre ami influant ?
- On ne peut rien vous cacher. Et vous, une idée de votre future affectation ?
- Probablement Gibraltar ! Du moins c'est ce que l'on m'a fait comprendre. Il est possible que ce soit en Afrique aussi, nous y avons un comptoir en Guinée.
- Hé bien, on ne peut pas dire que vous ne voyagez pas en tout cas.
- A votre avis pourquoi, ais-je choisis la marine ? dit Philipp ironiquement.


Les deux hommes se saluèrent, puis partirent chacun dans leurs directions respectives.
Le frère Iain Mc Dermott arriva en début de soirée dans une somptueuse demeure, un hotel particulier en plein coeur de la capitale anglaise.
Un domestique vînt prendre les effets du moine, et l'emmena dans une chambre richement décorée.

- Monsieur, a t'il besoin de quelque chose ?
- Oui, j'aimerais pouvoir me rafraîchir quelque peu, je sents plus le cheval que l'homme d'église.
- Que monsieur se rassure, la gouvernante a déjà donné des ordres dans ce sens.
- Fort bien, dans ce cas rien de plus. Oh si, Sir Connor est il rentrait de son voyage ?
- Il y a une heure environ, il vous prie de bien vouloir le rejoindre pour le dîner.
- Parfait ....
- Désolé de déranger, dit la gouvernante ! J'ai pensée que vous voudriez vous faire une toilette après ce long voyage.
- Ne vous excusez pas Miss Spelding, vous faites bien au contraire, comme d'habitude !
- Merci monsieur, c'est un plaisir sans cesse renouveler de vous vous en cette maison.


Miss Spelding fît entrer deux domestiques, qui préparèrent un bain au moine. Ceci fait, elle fît sortir tout le monde de la chambre, et laissa Iain Mc Dermott se remettre du chemin parcouru.

A l'heure du diner, le frère Iain descendit dans la grande salle à manger pour retrouver Connor Sullivan.

- Mon vieil ami, comment vas tu depuis le mois dernier ? dit Connor Sullivan.
- Bien Connor et toi ?
- Ca va plutôt bien en ce qui me concerne ! Les nouvelles d'Ecosse sont moins bonnes je le crains. Mais nous en discuterons pendant le repas. Installes toi !


Pendant qu'on les servait, les deux hommes commencèrent à parler de la situation.

- Alors économiquement d'abord ! dit Iain
- Aucun soucis de ce côté là, je dirais même que tout va pour le mieux. Comme tu le sais, ta soeur avait bien fait les choses avant de mourrir, ce qui a considérablement assénit la situation et même mieux puisque des rentrées d'argent étaient régulières.
- Et maintenant après ces années d'effort pour continuer ce qui avait été entrepris ?
- C'est simple. Les revenus sont au pire des cas les mêmes au moment où j'ai pris les affaires Mc Faydyen en main. Au mieux, on multiplie les bénéfices par cinq voir six comme le mois dernier.
- Excellent ! Des projets en route ?
- Rénovation des moulins et entrepôts, ça devient urgent de les faire. Ce qui ne nous coutera pas plus des deux derniers mois de revenus.
- Il fallait bien les faire un jour, et ça permettra d'augmenter la productivité, constata Iain Mc Dermott.
- On est bien d'accord la dessus.
- Quand est il de la nouvelle forge ?
- Elle est fini et nous avons huit forgerons qui sont déjà à pied d'oeuvre. De nouveaux chariots on été fabriqués.
- Combien ?
- Une quinzaine pour le moment.


La conversation continuait pendant tout le repas, et c'est en s'installant dans le petit salon qu'ils entamèrent le sujet de la situation politique.

- Alors qu'est ce qui va ternir cette soirée de bonnes nouvelles, dit Iain
- A ton avis, mon vieil ami ?
- William Mc Faydyen, je supposes.
- Tu supposes bien ! Encore ce cher William ! Il n'arrêtera jamais ?
- Surement pas ! Je me souviens quand il était encore qu'un enfant, il s'obstinait à vouloir grimper tout en haut d'un arbre depuis quelques années déjà. Et un vieux monsieur lui disait toujours : tu n'y arriveras jamais tu es bien trop lourd.
Tu penses bien qu'il finit par y arriver en haut de l'arbre ................ pendant un très bref instant car la branche céda. Et le vieux monsieur de lui dire : Et bien tu vois j'avais raison, tu es trop lourd pour les branches du sommet de l'arbre, résultat tu as finis les fesses par terre héhéhé.
- Et qu'à dit ce cher William ? demanda Connor
- " Toi vieil homme je te ferais fouetté pour t'être moqué de moi !! " et il le fît vraiment flagellé en place public. William a demandé au vieil homme de s'excuser et tout ce qu'il a eu comme réponse c'est : pourquoi m'excuserais-je ? Pour avoir constaté ton embonpoint ou pour t'avoir prévenu que tu ne resterais pas longtemps là-haut ! Tu sais faire fouetter un vieil homme mais pas écouter les conseils.
- Hmmm et qu'est il arrivé à ce vieil homme ?
- Eh bien après avoir été frappé pendant trois bonnes heures sous les yeux de William, il mourut d'épuisement. Son corps ne supportait surement plus la douleur.
- C'est horrible, désolé de t'avoir fait revivre celà mon ami.
- Sais tu quelle est la dernière image dont je me souviens ? C'est le visage de ce vieillard riant de William avant de mourir. Et crois moi si tu veux, je suis persuadé que ce vieil homme hante jours et nuits ce bon William.
- Puisses tu avoir raison !
- Alors raconte moi ce qui se passe en Ecosse.
- Eh bien William prend un peu plus d'influence auprès du conseil du clan, et ça pourrait devenir inquiètant dans l'avenir.
- Il nous faudrait une idée pour éloigner William de l'Ecosse tout en le discréditant auprès du conseil du clan.
- Il a eu quelques déboires financiers peut-être l'affaiblir encore un peu plus. L'argent est un instrument très utile pour convaincre, et si il en perd encore, ça pourrait aller contre lui !
- Oui sans doute c'est une bonne idée mais comment faire ?
- Quelques conseils mal avisés pourrait suffir mais il faudra avant le mettre en confiance. Celà prendra du temps Iain !
- Je me doutes, mais je te fais entière confiance pour faire au mieux.
- Donnes moi donc des nouvelles d'Ingo et de qui tu sais !


Les deux hommes passèrent la nuit à se raconter l'un l'autre, échangeant des souvenirs communs et riant de bon coeur. Pendant le séjour du frère Iain, ils parlèrent de l'héritage d'Ingo Mc Faydyen, de souvenirs, et vidèrent aussi quelques bouteilles.

A SUIVRE !
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Ingo Mc Faydyen



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MessageSujet: Re: Récit   Jeu 10 Avr - 10:20

Partie 8 : Un oncle malveillant

Mon cher ami Connor,
Comme tu me l'as demandé, je te fait parvenir cette lettre où tu trouveras tout renseignement utile sur William Mc Faydyen. Tu connais déjà l'histoire du vieil homme et de l'arbre, que je t'ai conté lors de ma récente visite, j'éviterais donc de te la raconter une fois de plus. Mais saches que le vieil homme avait dit autre chose d'importance et tu seras d'accord avec lui.
" Quand bien même tu arriveras en haut de l'arbre, il se pourrait que tu n'y reste pas très longtemps ! ". Ce qui arriva puisque les branches ont cédées sous son poids, si tu te souviens bien.
Voilà cette oubli étant réparé, voici les renseignements que je peux te donner sur cet individu peu recommandable.
William est le frère cadet de Angus, fils de Argyll Mc Faydyen. Angus a toujours eu la préférence de son père, car il était plus brillant et plus juste dans ses décisions. William n'a jamais vraiment fait preuve d'une grande patience, ni même de tempérance, il est d'un caractère violent et implusif en règle général. Ceci dit, il n'est malheureusement pas aussi idiot que nous pourrions l'espérer.
Déjà enfant, il savait ce qu'il voulait et n'y allait pas par quatre chemins pour l'obtenir. Si il ne l'obtenait pas en le demandant, alors il le prenait de force, ce qui a eu, tu l'imagines, des conséquences pas toujours heureuses. Il s'est pris de véritable rouste pas son père, qui ne supportait plus les caprices de ce garçon turbulent et indiscipliné. Un jour, pour punir William une enième fois, Argyll Mc Faydyen eu l'idée de le laisser se débrouiller seul dans un petit fortin à quelques lieues du château familial. Quand je dis seul, il ne faut pas non plus éxagéré, il était toutefois accompagné de quelques soldats et gens de maison. Nul ne sait ce qu'il s'y passa, mais à leur retour Argyll pensait avoir réussi son coup, à ceci près qu'un des soldats était mort et que les domestiques semblaient soulagé de rentrer. William resta plus calme pendant quelques temps, en fait juste deux mois après quoi il recommenca à être lui même.
Son père ne savait plus vraiment quoi faire, toutes les bétises possibles étaient faite par William. Le caractère de celui-ci semblait changer, malheureusement en pire. Tout ces défauts semblaient être encore plus important qu'avant, mais surtout il devint plus violent ce qui n'était pas le cas au début de sa vie. Il était devenu aussi plus gourmand ce qui lui valu un léger embonpoint qu'il n'a jamais perdu depuis, les plaisirs de la table sont une des choses qu'il affectionne tout particulièrement.
Je te passes la péripétie de l'arbre et du vieil homme, tu connais déjà.
Ca n'est pas le seul cas où la colère de William se manifesta, en fait à chaque fois que celui-ci était contrarié, il y avait une personne battue, ou morte derrière lui. Son père passait bien évidemment toujours derrière lui pour réparer les dégâts et dédommager les familles même les plus misérables.
A force d'essuyer les coups et humeurs de William, une partie de la populace finit par en avoir assez, et le village devenait mort à chacune de ces arrivées. L'activité était alors arrêtée, ce qui ne pouvait plaire à Argyll qui avait besoin de tout ces gens contre le clan Mc Dermott. Le père de William trouva alors une solution pour éloigner ce fils génant, il lui suffisait de l'envoyer dans l'armée aussi loin que possible. C'est pourquoi il envoya ses deux fils à Londres signer un engagement de cinq années, le temps pour lui de tout remettre en ordre.
Mais ça ne dura pas car au bout de deux ans, Angus ramena son frère à Inverness, celui-ci venait d'échapper à une cour martiale pour le meurtre d'un officier anglais. Angus avait alors convaincu ses supérieurs de renvoyer William en Ecosse, et en compensation il prolongerait son engagement auprès de l'armée anglaise.
Ensuite il y eu le mariage arrangé d'Angus et de ma soeur Ann, pour interrompre les hostilités entre nos deux familles, le départ d'Angus dans son nouveau régiment, et les nouvelles colères de William.
Argyll en eu assez et il convoqua son fils William. Il lui confia les terres du nord, en lui disant qu'il n'interviendrait pas dans sa gestion et que le restant des terres seraient donné à Angus en héritage.
William n'avait que seize années quand celà se produisit, mais alors qu'on pouvait craindre une catastrophe celui-ci se montrait plutôt habile gestionnaire. A la différence toutefois, qu'Argyll était apprécié pas ces gens et par le clan, tandis que William était craint de tous. Il savait utiliser la peur qu'il insufflait au peuple pour obtenir d'eux le meilleur, et il avait maintenant des personnes autour de lui qui ne manquait pas de talents.
Peu de temps avant la mort de Argyll, William vînt le rencontrer au château familial, juste pour faire étalage de sa réussite mais aussi pour lui dire qu'il ne laissera pas l'héritage du clan tomber entre de mauvaises mains, à comprendre celle de Angus. Il venait tout simplement d'avouer son ambition de diriger le clan Mc Faydyen, il n'avait que dix-huit ans à l'époque.
William n'a aucune morale et aucun scrupule, tout est bon si il peut en trouver un bénéfice. Il ne recula devant aucune bassesse et finit même par obtenir de nouvelles terres en épousant une des filles Fraser.
Ces nouvelles possesions lui permirent de louer les services de personnes compétentes qui nomma rapidement comme ses nouveaux intendants. Il congédia d'ailleurs les précédents en envoyant une cariole avec ces derniers chez son père avec un petit mot qui en dit long :
" père, je vous donnes ces marauds car je les ais tellement épuisé à la tâche qu'ils ne sont plus bons à rien ! "
Ma soeur Ann en fît ses intendants avec l'accord de Argyll, tu les connaît puisque ce sont eux qui défendent les intérêts du jeune Ingo désormais.
C'était d'ailleurs une erreur de William car ses nouveaux intendants sont bien moins efficaces et compétents, mais William aime le faste et pouvoir parader alors avoir des gens de cette qualité d'apparence est une aubaine pour lui.
En résumé, je dirais qu'il est cruel, violent, capricieux, intelligent, méfiant, ambitieux, ce qui n'en fait pas un saint-homme, mais il faut se méfier de lui car il a une qualité et non des moindre : il a de l'instinct.
Il sait quand il est en danger, il est comme ces animaux qui le sentent des kilomètres à la ronde. William est pareil sauf si on sait l'endormir avec de belles paroles mais il faut réussir à l'approcher. Il a une garde rapprochée efficace et sans pitié donc méfiance aussi de ce côté là.
Ton idée est bonne mais il te faudra trouver une ou des personnes subtiles de manière à endormir sa méfiance, ce qui ne sera sans doute pas chose aisée.
Voilà ce que je pouvais te dire de William Mc Faydyen, maintenant tu connais plus ou moins l'histoire des Fraser ainsi que l'histoire du mariage de ce dernier, je n'irais donc pas plus en avant car tu connais les secrets familiaux qui m'unisse au clan Mc Faydyen. En fait il ne te reste qu'à rencontrer le jeune Ingo, il te plaira j'en suis persuadé. Le temps viendra, je l'espère où tu pourras avoir de longues discutions avec ce garçon.

Je te salue mon ami, prends soin de toi et de ta famille.
Iain Mc Dermott

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Ingo Mc Faydyen



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MessageSujet: Re: Récit   Sam 12 Avr - 13:57

Partie 9 : L'acquisition

Un jour, à la tombée de la nuit, un navire rentra au port, l'animation sur les quais de St Malo s'était calmé depuis quelques heures. Une passerelle fût posé pour permettre aux personnes du navire d'en descendre, une silhouette grande, massive monta celle-ci. Le brouillard qui commencait a envahir la ville, aidé des torches du quai, donné à cet individu un aspect inquiètant. Cette silhouette se dirigea en direction de la taverne du Lion d'Or, poussant la porte, le brouhaha céda la place à un bref silence devant la vue de cette masse sombre. L'homme retira lentement la capouche qui cachait son visage, et le brouhaha repris de plus belle comme ci les badauds étaient rassurés en voyant de qui il s'agissait.
Iain Mc Dermott venait de rentrer dans l'auberge, scrutant la salle comme si il cherchait quelque chose ou quelqu'un.
Son visage sourit quand il regarda dans le fond de la salle, dans un recoin sous l'escalier, il vît son neveu et le vieux capitaine à une table occupés à discuter.

- Tiens, ton oncle est rentré d'Angleterre mon garçon !! dit le vieux forban
- Oui je vois ça ! Bonsoir mon oncle, avez vous fait bon voyage ?
- Oui, Ingo je te remercie de t'en inquiéter ! dit Iain
- Un petit verre pour vous réchauffer, demanda le capitaine.
- Pourquoi pas, il ne fait pas bien chaud ce soir.


Le tavernier approcha à l'appel du capitaine et tendit une chope de bière au moine.

- Alors quoi de neuf vieille fripouille ? demanda Iain
- Nous venons de revenir d'un voyage d'affaire. Nous nous reposons après 2 jours de durs travaux de déchargement.
- Donc les affaires sont bonnes en ce moment ?
- Je n'ai pas à me plaindre, ça payes les marins et les frais d'entretien.
- Et quelques chopines !! rétorqua Iain
- Ahahahahah, tout juste oui quelques bonnes chopes pour un vieux marin à la gorge sèche.
- Et toi Ingo, tu ne bois pas de bière j'espères ?
- Moi répondit le garçon ! Bien sûr que .....
- Que oui !! coupa le moine. Bah ça me donnera une bonne occasion de tirer les oreilles de ce vieux bouc !!
- VIEUX BOUC, non mais ......
- Je crois que j'ai touché un point sensible, dit le moine en riant.
- Rhaaaa, maudit moinillon, tu m'as encore bien eu !
- Héhéhé, il n'est pas dur de te taquiner, mon vieil ami.
- Tu te rends compte Ingo ! 20 ans que je connais ton oncle ....
- Et 20 ans que tu te fais avoir à chaque fois !! dit Iain
- Ben ouais !! j'aurais dû te faire payer des chopes de bière à chaque fois que tu m'as bien eu avec tes blagues parfois douteuse.
- Mon dieu non, tu aurais été capable de te baigner dedans.
- Un océan de bière rien que pour moi, dit songeur le vieux capitaine.
- Sans vouloir te vexer, ton neveu devient un homme et tu ne le remarque même pas !
- Hum ce n'est pas faux mais pas tout à fait vrai non plus. C'est un adolescent pas encore un homme, mais tu as l'air de faire son éducation, dit Iain en montrant la chope.
- Oui ben faut bien que quelqu'un s'en charge parce que tes moines vont pas partager le vin de messe qu'ils boivent en cachette, héhéhé !
- Et si nous parlions de cette vieille bâtisse qui intéresse Ingo. Tu as trouvé les renseignements que je voulais ?
- Pour sûr, dit le vieux capitaine. M'as tu déjà vu ne pas trouver ce genre de chose ?
- Non, c'est juste ! Alors qu'as tu appris ?
- La demeure est abandonné depuis environs une dizaine d'année. Elle appartient à un homme du nom de Louis Ferrand.
- Tu sais où le trouver ce Ferrand ?
- Il habite Rennes désormais, avec femme et enfants. Il est d'accord pour te la vendre si tu le souhaites.
- Bien, dans ce cas je vais songer à me rendre là bas !
- Oh tu n'auras même pas besoin d'y aller, il m'a déjà remis le titre de propriété et l'acte de vente. Tu n'as plus qu'à signer et je me charges de remettre ton argent !
- Tu as tout prévu, on dirait sauf l'encre et la plume !!
- Ca c'est pas un soucis, il suffit de demander à l'aubergiste.
- Toujours intéressé Ingo ?
- Oui mon oncle, mais j'aimerais pouvoir la payer moi même !
- Hmmm, c'est tout à ton honneur mais gardes ton argent, il te servira pour les réparations et l'ameublement.
- Merci mon oncle !
- Je tiens toujours mes promesses, je t'avais dit que j'y réfléchirais et que je te donnerais ma décision, c'est fait. tu dois toujours tenir tes promesses mon garçon.
- Je le ferais mon oncle
- Bien ceci et donc signé et à ton nom, je garderais l'acte de propriété et de vente en lieu sûr.
- Chez votre ami de Londres serait bien non ? dit Ingo
- Tu as raison Ingo La Mascotte, dit Iain avec un clin d'oeil.
- En parlant de Connor Sullivan, pourrais tu lui remettre cette lettre dès que possible, dit Iain en s'adressant au vieux capitaine
- Bien sûr, je m'y rend pour affaire dans quelques jours.
- Parfait alors, ce sont des renseignements qu'il m'a demandé lors de ma visite. Je l'ai écrite pendant le voyage de retour.


Après s'être dit au revoir, le moine et Ingo regagnèrent le monastère pendant que le vieux capitaine retourna à son navire.
Quelques jours passèrent, le frère Iain chercha Ingo en vain pendant une bonne heure.

- Frère Jean, savez vous où ce trouve mon neveu ?
- Il doit être à son travail à St Malo à l'heure qu'il est frère Iain.
- Son travail ?
- Ah oui, nous n'avons pas eu le temps de vous dire qu'il a trouvé un travail chez un marchand, Gaspard De Kervallec pour être précis.
- Hmmm, merci dit Iain
- Quelque chose ne va pas frère Iain ? demanda le frère Jean
- Non non tout va pour le mieux.


Gaspard De Kervallec, songea Iain. Cette homme avait l'allure d'une barrique, transpirait à grosses gouttes au moindre effort ou à la première chaleur.Cela lui conférait un aspect luisant, une odeur nauséabonde et en plus il avait une haleine qui ressemblait à celle d'un bouquetin. Le marchand avait du mal à se mouvoir, sauf bien sûr pour attraper une bouteille sous son comptoir.
Heureusement que le marchand avait d'excellents produits car son aspect seul aurait fait fuir la clientèle.
Iain Mc Dermott connaissait très bien ce De Kervallec depuis de nombreuses années et il ne voyait pas celà d'un bon oeil mais il ne pouvait rien faire et puis ça permettait l'émancipation de son neveu, il ne fît donc rien pour changer cette situation.
Le jeune adolescent rentra en fin d'près-midi, il croisa le frère Jean qui avait l'air contrarié.

- Tout va bien frère Jean, vous avez l'air bizarre ?
- Ingo, je crois que j'ai fait une bétise. J'ai dit à votre oncle que vous aviez trouvé un travail !
- Vous n'avez pas fait de bêtise mon frère, c'est plutôt moi qui en ai fait une.
- Ah oui ? Comment ça ?
- J'aurais dû le lui dire quand il est rentré d'Angleterre mais ça m'était sorti de la tête. Ne vous inquiétez pas pour celà je vais parler à mon oncle. Savez vous où il est en ce moment ?
- Oui il est dans les jardins en train de lire
- Merci frère Jean, je vais donc aller lui parler.


- Bonsoir mon oncle
- Bonsoir Ingo ! Alors ta journée c'est elle bien passée ?
- Oui, c'est d'ailleurs à ce sujet que je voulais vous voir.
- Je t'écoutes mon garçon.
- Je voulais m'excuser de ne pas vous en avoir parlé mais j'avais complétement oublié que vous n'étiez pas au courant.
- Ca n'est pas très grave. Mais dit moi pourquoi vouloir travailler ?
- Pour gagner de l'argent et aussi pour apprendre d'autres choses mon oncle. En plus, si celà peut aider ici au monastère, c'est un plus indéniable.
- Oui, c'est une façon de voir les choses, mais tu dois penser à toi et pas à nous.
- Mais mon oncle tout ce que je sais ce sont les moines et vous qui me l'avez appris il est normal de vouloir les appliquer !
- Et moi je suis fier de ce que tu deviens mon garçon. Mais racontes moi plutôt comment celà ce passes chez ce marchand ? Comment s'appelle t'il déjà ?
- Gaspard De Kervallec, vous devez le connaître puisque le monastère de ce fournit aussi chez lui, c'est d'ailleurs comme ça que j'ai su qu'il cherchait une aide.
- Ca ne me dit rien !
- Sinon, ça se passe bien. Certe cet homme est répugnant mais il a une excellente clientèle très varié et un bon échantillonage de produits.
- Alors celà te plaît comme travail ?
- C'est un travail comme un autre ! Hier j'ai même fait ma première négociation auprès d'un fournisseur en outil.
- As tu déjà songé à ce que tu voudrais faire une fois adulte ?
- Pas vraiment mon oncle, j'aimerais apprendre à naviguer mais je n'ai pas beaucoup de temps pour celà.
- Hmmm !! Une vie de marin !!
- Pas de marin mon oncle, mais avoir mon propre bateau et un équipage me plairait je penses.
- La vie de marin est rude Ingo, elle n'est pas facile tout les jours tu sais.
- J'en suis bien conscient, de toute façon rien ne dit que j'en sois capable. Il faut faire ce dont pourquoi nous sommes doués et non pas ce que nos rêve nous dictent.
- Tu deviens sage dis moi !
- Et vous vous faignez souvent de ne pas vous en apercevoir, rétorqua Ingo d'un ton moqueur.
- Hahahaha, si tu le dis c'est que je ne suis pas doué pour faire semblant alors. Enfin, si ce travail te plaît c'est une bonne chose et effectivement tu y apprendra des choses utiles. Mais dit moi une dernière chose, où en ai la demeure que tu possèdes désormais ?
- Demain j'aurais ma paye, donc je pourrais acheter des outils
- Mais il y en a des outils au monastère.
- Ce sont ceux du monastère, de plus je me vois mal aller et venir à chaque fois les bras chargés par ces mêmes outils. Il vaut mieux que j'ai les miens sur place, et puis en utilisant ma paye de demain, je ne prends rien dans mes économies.
- Bien tu penses à tout mon neveu. Si tu as besoin de quoique ce soit n'hésites pas à me le demander ou à un de nos frères.
- Promis mon oncle.


Ils continuèrent à discuter jusqu'à l'heure du repas et la nuit tomba sur la région. Demain une journée importante allait se dérouler pour l'adolescent.

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MessageSujet: Re: Récit   Aujourd'hui à 9:28

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